Catherine Fisette

Publié le 7 Mai 2017
Plein feu sur nos membres

Découvrez notre nouvelle série IABC/Montréal: Plein feu sur nos membres. Ils nous livrent leurs opinions sur l’évolution de la pratique de la communication et les incidences qui en découlent; se prononcent sur les tendances appelées à s’intensifier ou encore à disparaitre;  ils suggèrent comment bonifier la valeur ajoutée auprès de nos clients et parties prenantes, et ils offrent de précieux conseils aux jeunes qui envisagent une carrière en communication. 

 

Sur quels types de projets reliés à la communication passez-vous la plus grande partie de votre temps ces jours-ci?

Je focalise mes efforts sur les communications externes (relations média, gestion de réputation).

 

Quels sont les principaux changements que vous remarquez dans la pratique de la communication aujourd’hui?  

Je remarque le changement aux pratiques de la communication à deux niveaux :

Le développement de contenu n’est désormais plus la chasse gardée des communicateurs et parvient de sources diverses. Le Huffington Post et les blogues en sont un bon exemple. Cela crée de nouveaux défis pour les communicateurs qui doivent s’assurer que le contenu est factuellement correct et représentatif, mais sans contrôle sur le ton ou le positionnement.

Avec l’avènement des nouveaux médias, il y a une certaine instantanéité aux communications ce qui impose un nouveau rythme aux communicateurs. Aussi, beaucoup croient que leur perception d’une situation est la réalité (indépendamment des faits), ce qui change la donne en gestion d’image et de réputation auprès du public, ou des médias.

 

À votre avis, que pourraient faire différemment les professionnels de la communication afin d’offrir une plus grande valeur ajoutée à leurs clients et/ou parties prenantes?  

Je crois que les communicateurs devraient recevoir de la formation continue sur les nouvelles tendances de communication et les nouveaux médias ainsi qu’intégrer davantage les mesures de succès à leur travail pour obtenir une reconnaissance comme partenaire d’affaires.

 

Nommer une tendance ou une thématique touchant les communications qui selon vous va prendre de l’ampleur et/ou qui va disparaître ?

Les communications internes telles qu’on les connaît aujourd’hui sont sans doute appelées à disparaître puisque les nouveaux médias forcent un décloisonnement entre la vie privée et publique chez les employés, et que, de surcroît, les employés Milléniaux intègrent les sphères de leur vie dans un tout plus holistique.

 

Quel(s) conseil(s) donneriez-vous aux jeunes qui pensent se diriger dans le domaine des communications ?

Je leur conseillerais de se doter d’une formation en sciences humaines ou en sciences avant d’entamer leur carrière en communications. Et lorsqu’ils y sont, de s’affilier à une association professionnelle qui offre un programme d’accréditation. La combinaison de connaissances générales dans un domaine, d’un esprit critique, de compétences en rédaction et recherche, combinées à la mise en application des meilleures pratiques de communications sont des atouts-clés et le demeureront. J’ajouterais également de garder en vue l’importance des indicateurs de performance et de la mesure de l’atteinte des résultats. Aussi difficiles qu’ils puissent être à identifier dans un domaine comme les communications, ils y confèrent une grande crédibilité.

 

Catherine Fisette est Chef, Communications et engagement communautaire chez GSK Canada